La table Microsoft Surface : encore un peu bancale

Publié le mercredi 7 octobre 2009 dans Mon salon - lu 384 fois

La table Microsoft Surface : encore un peu bancale

J'ai récemment eu l'occasion d'essayer la table Microsoft Surface. Pour ceux qui ne connaitraient pas, il s'agit d'un écran tactile installé horizontalement permettant d'interagir avec l'ordinateur placé dans le socle d'une manière qui se veut intuitive. Le concept est assez prometteur et de nombreuses utilisations de ce nouveau gadget ont déjà été imaginées. Sauf que comme tout produit Microsoft, ce n'est pas si simple que ça...


Le calibrage

En observant le démonstrateur de la table (je précise qu'il s'agit d'une personne qui n'a rien à voir avec Microsoft mais le responsable d'une société qui présente son logiciel) on constate que la navigation n'est pas fluide du tout. Sélectionner un élément et le déplacer ou le redimensionner semble beaucoup plus difficile que sur les vidéos de présentation de la table. Cependant la personne qui effectue la démonstration ne se laisse pas démonter et parvient à ses fins. C'est alors que je lui demande si je peux essayer le système et là, impossible de sélectionner quelque chose, impossible de le faire glisser, de l'ouvrir ou quoi que ce soit d'autre. Le démonstrateur justifie le dysfonctionnement par un mauvais calibrage de la table.

Le fonctionnement de l'écran tactile est basé sur des caméras infrarouges qui scannent les éléments posés sur la table. Pour une efficacité optimale, il est nécessaire de configurer ces caméras en fonction de la lumière ambiante. Dans le cas de cette table, je l'ai testée en soirée avec une lumière artificielle alors qu'elle avait été installée et configurée avec une lumière naturelle dans la journée. Il me semble que cette contrainte lumineuse compromet énnormément l'utilisation de cette table.

L'interopérabilité

Dans les présentation de la table Microsoft Surface, les échanges avec les appareils multimédia sont ostensiblement mis en avant. On imagine alors que ces appareils communiquent avec la table par un système d'onde tel que le wifi, le bluetooth ou encore l'infrarouge. Or il ne s'agit pas du tout de communication aussi simple et moderne.

En fait, la table peut communiquer avec n'importe quel élément, même un objet inerte et non multimédia. Il suffit pour cela de coller une étiquette qui contient un code graphique permettant d'identifier l'objet. Le système de Surface scanne ce code et reconnait alors l'objet avec lequel il peut communiquer. Cette pratique n'est donc pas aussi instantanée qu'on veut bien le faire croire. Dans l'hypothèse ou ce genre d'ordinateur puisse être amené à envahir nos foyers, je me vois mal expliquer à une amie qu'il faut que je lui imprime une étiquette et que je configure son téléphone portable pour lui envoyer la photo de son fils que j'ai faîte lors de son baptême...

Le prix

Bien évidement, la table Microsoft Surface n'est destinée pour l'instant qu'au monde de la restauration, de l'hôtellerie et du divertissement. Les développeurs d'application peuvent bien entendu également s'équiper pour une somme avoisinant les 15 000 €. L'investissement reste assez élevé pour un appareil qui ressemble plus à un prototype et qui demande bon nombre de configurations pour être totalement opérationnel.

 

Je n'ai pas pour habitude d'être pro-Microsoft. J'ai pourtant mis mes aprioris de côté lors de la découverte de cette table et bien que je ne suis pas convaincue par l'utilité d'un tel produit, j'étais assez intriguée par la performance technologique. Au final, c'est bien un produit Microsoft que j'ai testé car comme à son accoutumé, il s'agit d'un système compliqué, lourd et qui ne semble pas abouti. Nous verrons donc dans les années qui viennent si ce genre de table envahit nos lieux publics ou nos foyers.

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